mardi 30 octobre 2012

Enfin un centre de formation professionnelle dans la région d'Acton


Quel bonheur de voir enfin se réaliser ce projet, cette vision du développement de la région d'Acton basée sur la formation d'une nouvelle génération de travailleurs qualifiés. Je me souviens avoir affirmer quelques temps après mon arrivé en poste, à l'occasion des travaux du conseil ProAction, qu'à l'image de St-Georges-de-Beauce et son CIMIC, je souhaitais contribuer à la mise en place d'un centre de formation professionnel dans la région. 

Quelques mois plutôt, ce cher Gaston Vachon, alors DG de l'EPSH, m'a approché une première fois pour envisager la création d'une cohorte en charpenterie-menuiserie à Acton Vale. Projet qui s'est réalisé quelques temps plus tard après que nous ayons convenu que, dans une perspective de développement économique (mon mandat), la région et ses entreprises avait besoin d'avantage de soudeurs et de personnes capables de contribuer à l'avancement de l'industrie manufacturière de la région. 

C'est donc avec beaucoup de fierté et avec le sentiment du devoir accompli qu'accompagné de Sylvie Ménard, Diretrice du CFM,  moi et Gaston avons visité l'immeuble Bonin, composante de l'EPSH à Acton Vale le 18 octobre dernier.Cette visite représentait pour moi le point finale de mon passage dans la région. Merci à tout ceux qui ont collaboré à cette vision d'une communauté plus qualifié. Je suis fondamentalement convaincu qu'elle portera des fruits pour plusieurs dizaines d'années. 




La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe a procédé, aujourd’hui, à l’inauguration officielle de l’immeuble Bonin. Lieu destiné à la formation générale des adultes (FGA) dispensée par le Centre de formation des Maskoutains et le nouveau programme en formation professionnelle (FP) Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés dispensé par l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe.
« Ces nouveaux locaux pourront enfin offrir des espaces adaptés aux besoins de la clientèle adulte et aux besoins du personnel dédié à la formation générale des adultes pour la région d’Acton, en plus d’offrir une nouvelle formation professionnelle qui permettra de livrer une main-d’œuvre qualifiée dans la fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés. », a affirmé avec enthousiasme le président de la Commission scolaire, M. Richard Flibotte.
Les élèves inscrits en FGA pourront intégrer les nouveaux locaux dès le 18 octobre prochain, tandis que ceux inscrits en Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés ont, quant à eux, déjà commencé leur formation au début de l’automne dans les espaces nouvellement aménagés.
Rappelons que la mise en place du nouveau programme en FP s’est concrétisée au terme d’une véritable démarche partenariale avec les acteurs socio-économiques de la région d’Acton. Effectivement, la Commission scolaire a pu compter sur l’apport financier de la Ville d’Acton, laquelle a octroyé un montant de 150 000 $. Pour le même montant, la MRC d’Acton a également investi dans réalisation de ce projet. De plus, la collaboration du CLD d’Acton a permis de connaître les besoins des entreprises en matière de fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés. À cet effet, les entrepreneurs sondés à l’origine du projet se sont montrés très enthousiasme face à cette initiative.
Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe participent activement au développement social et économique de la région d’Acton en bonifiant l’offre de services éducatifs livrés à la clientèle adulte valoise. Notons que, plus de 5 millions $ ont été investis en moins de trois ans dans cette belle région desservie par la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.
Sur la photo, dans l'ordre habituel, en commençant par la première rangée en avant : Lucie Juneau, commissaire; France Martin, vice-présidente de la CSSH; Sylvie Bilodeau, commissaire; Richard Flibotte, président de la CSSH; Éric Charbonneau, maire de la Ville d'Acton Vale; Benoit Manseau, attaché politique du député comté de Johnson; Dany Larivière, maire de Saint-Théodore d'Acton; Jean-Marie Laplante, préfet de la MRC d'Acton et maire de Roxton Falls; Claude Grégoire, commissaire; Sylvie Ménard, directrice du CFM et des services éducatifs de la FGA; Yvan Gauthier, directeur général de la CSSH; David Bousquet, commissaire; Carl Bérubé, directeur de l'EPSH et des services éducatifs de la FP et Stéphane Brennan, président du conseil d'établissement de l'École professionnelle de Saint-Hyacinthe.

mercredi 15 août 2012

Merci à la Région d'Acton

La célèbre publicité de Lotto-Québec laisse à penser que c'est le fantasme de chaque employé de dire un jour Bye Bye boss et se pousser avec le million gagné à la lotto. Et bien j'imagine que d'une certaine façon j'ai fait des heureux le 27 avril dernier si j'en crois ce que l'on a dit de moi lors de mon souper de départ.

Sans blague, mon départ du CLD de la région d'Acton n'étant déjà pas une chose facile même si j'avais fait le tour du jardin et que l'appel d'un nouveau défi était intense, lors de cette soirée, chers collègues et amis de la région, vous ne m'avez vraiment pas rendu la chose plus facile.

D'abord merci à ceux qui ont pris le temps, que je leur sais précieux, d'être présent à cette magnifique soirée ainsi qu'à ceux qui m'ont fait le cadeau de m'écrire quelques mots, même ceux qui décrivait dans le détail certains de mes défauts et de mes traits de caractères.

J'avoue candidement avoir été très touché par ce que vous avez dit de moi et de mon travail que j'ai fait avec passion et engagement complet pour la région. Geneviève et moi avons été vraiment très touché par les quelques présents reçus lors de cette soirée et à d'autres moments, par la chaleur de vos paroles ainsi que par vos bons souhaits.

La région d'Acton restera pour toujours gravée dans nos mémoires et nos coeur.

Merci et à bientôt.

La région d'Acton, dernier chapitre

Le 20 juin 2012 avait lieu l'annonce officielle d'un investissement de 5M$ du côté de la MRC d'Acton.  En effet, l'entreprise ontarienne Burnbrae a prise la décision d’investir dans son usine d'Upton. Pour moi, il s'agit là de l'un des derniers chapitres de mon implication dans le développement économique de la région d'Acton. Cet investissement était particulièrement important et symbolique du fait que j'avais débuté mon implication dans ce dossier d'investissement stratégique quelques années auparavant avec M. Laurent Lassalle, ancien directeur de l'usine d'Upton et ami, décédé tragiquement en 2010.  Bonne chance à Ty Diep et à toute son équipe Bec-O/Ferme Burnbrae est un fleuron de l'industrie agroalimentaire en Montérégie et au Québec et une des entreprises les plus précieuses de la région d'Acton.
Sur la photo: Jean-Marie Laplante, Ted Hudson, Ty Diep et Jacques Larue


http://www.aumicrophone.com/entrevue/burnbrae-farms-cinq-millions-investis-a-upton/

vendredi 4 mai 2012

L'entrepreneuriat 2.0


L’entrepreneuriat 2.0

L’entrepreneuriat 2.0 est la renaissance de la relation privilégiée voire symbiotique qui doit lier l’entrepreneur et la communauté dans laquelle il évolue. Ainsi, l’entrepreneuriat 2.0 rappelle que la science économique est une science sociale et que l’entrepreneuriat est l’une des manifestations les plus fondamentales de celle-ci.
Dans cet esprit, l’entrepreneuriat est vu comme un phénomène [1]collectif[2] qui a perdu ce caractère pour devenir un phénomène associé essentiellement à l’individu. À cet égard, l’entrepreneuriat 2.0 apparaît en réaction aux égarements voire à l’échec du néolibéralisme à assurer le développement sain et la création de richesse pour tous.
Concrètement, l’entrepreneuriat 2.0 incarne, à la racine de l’économie, le renouvellement de l’alliance communauté/entrepreneur dans un changement de cap vers un éthique des affaires recentré sur le développement (et non seulement la croissance) et le bien commun, avec l’entrepreneur bien ancré au centre.
C’est ainsi que d’un côté, la communauté retrouve son rôle de partie prenante naturelle de l’entreprise comme fiduciaire d’un certain actif collectif. Il s’agira notamment de ressources naturelles ou de ressources financières à faire fructifier mais aussi d’un climat favorable à instituer afin de favoriser l’initiative individuelle. De l’autre, l’entrepreneur, qui préserve ses acquis fiscaux et sociaux, reconnait et endosse concrètement ses devoirs et responsabilités envers sa communauté d’accueil.
La collectivité cesse donc de participer ponctuellement pour s’impliquer concrètement au quotidien dans l’émergence de nouveaux entrepreneurs entre autres par le partage tacite du risque d’affaires. Certains parlent d’une collectivisation du risque. Ainsi, il ne s’agit plus de « faire l’économie » comme à l’époque de l’État providence ou du « laisser faire » qui nous a récemment mené à la crise, mais de « faire avec » l’entrepreneur et ainsi  contribuer à l’actualisation de l’éthique économique du 21e siècle.
Ultimement, l’objectif de cette approche de l’entrepreneuriat est de réintroduire la communauté dans le cycle de vie de l’entreprise afin d’influencer fortement la prochaine génération d’entrepreneurs. Ce faisant, les valeurs collectives au même titre que celles de l’entrepreneur[3], feront partie de l’ADN de l’entreprise et de l’économie du 21e siècle.  Le nombre, la qualité et la portée des entrepreneurs se trouveront augmentés. Les entreprises seront mieux ancrées territorialement et adopteront une vision à long terme de l’économie qui pourra, le cas échéant, amorcer un processus de réhumanisation à l’échelle planétaire.
En somme, l’entrepreneuriat 2.0, c’est le lieu d’expression des ambitions de l’entrepreneur en devenir ET de la communauté qui le soutient.  Toutefois, on ne peut décréter cette nouvelle alliance, il faut la construire et à l’instar de Marshall McLuhan, nous croyons que le médium est le message[4]. C’est pourquoi les travaux des membres de la tournée nationale sur l’entrepreneuriat du MDEIE effectuée en 2010 et 2011 ainsi que la politique qui en résultera est si importante. Elle a le pouvoir de déterminer la nature de la prochaine génération d’entrepreneurs.


[1] Jacques Palard « La Beauce inc. : capital social et capitalisme régional.
[2] Notamment au niveau du climat mis en place afin de favoriser les initiatives ou de l’objectif poursuivi qui est de répondre aux besoins et aux aspirations de tous à commencer par ceux du promoteur.
[3] S’il ne s’agit pas complètement des mêmes.
[4] « […] les technologies, roues, armes, alphabets, argents, imprimeries, électricité, communications électroniques, ne sont pas des outils neutres, mais transforment notre environnement et, en forçant le changement de nos modes de perception, deviennent de puissants agents de notre évolution. La roue a créé la route; le papier, les empires; l’imprimerie, la liberté et la démocratie; et […] le Xerox, les comités! » Jean Paré (citant McLuhan), Conversations avec McLuhan, Boréal, 2010. p. 24-25.