dimanche 8 janvier 2012

L'entreprise du 21e siècle, mission d'exploration OFQJ 2011



À quoi ressemblera l’entreprise du 21e siècle? Sera-t-elle bien différente de celle que nous avons connue dans la deuxième moitié du 20e siècle? Et, au bout du compte, pourquoi le serait-elle?
C’est dans cet esprit de questionnement du modèle économique et des mécanismes de développement avec notamment à l’esprit la légitimité du métier de développeur économique que nous avons entamé il y a plus de trois ans une réflexion sur l’entreprise du 21e siècle et le rôle du professionnel en développement économique (PDE).
L’objectif premier de la mission 2011 était d’identifier les grands enjeux et défis de l’entreprise du 21e siècle. Ainsi, l’élément central de cette mission était la cinquième édition du 15 au 17 novembre du Forum mondial de Lille (http://www.worldforum-lille.org/) dont le thème de cette année est Oser la richesse. L’intérêt de cet événement, comme par les années passées, était d’y rencontrer et d’y entendre des gens d’affaires d’un peu partout dans le monde parler de leur modèle, de leur vision et de leur entreprise du 21e siècle. Second objectif de la mission, identifier les enjeux et défis que rencontrent ou rencontreront les PDE qui accompagneront ces entreprises du 21e siècle. Pour ce faire, plusieurs rencontres avec des observateurs et des acteurs engagés du domaine du développement économique avaient été organisées afin d’échanger sur leur vision des enjeux et défis des entreprises et des PDE du 21esiècle.
Afin de ne rien manquer et de bien saisir toute l’information pertinente qui nous serait offerte, les participants à la mission de cette année ont été approchés à travers le réseau de l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) et choisis en fonction de leur expérience et de leur capacité à bien cerner le thème de la mission. Le groupe de sept jeunes professionnels en développement économique était parrainé par l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) et particulièrement par M. Thierry Tulasne.
Annie Martineau,  conseillère
SDE Lévis
Nicolas Perreault, conseiller
CLD au cœur de la Montérégie
Karina Verbon, conseillère
CLD Vaudreuil-Soulange
Martine Bérubé, projet immobilier 
Dév. économique St-Laurent
Josée Chiasson, conseillère
Dév. économique St-Laurent
Justin Francis, conseiller
CLD Brome-Missisquoi
Shanna Fournier, conseillère
CLD des Pays-d’en-Haut


samedi 3 décembre 2011

Stratégie sur l'occupation du territoire du MAMROT

Le Ministère des affaires municipales, des régions et de l'occupation du territoire (MAMROT) à déposé il y a quelques semaines sa stratégie sur l'occupation du territoire. À l’aube de ce nouveau chapitre de notre histoire, de très nombreux défis s’imposent à nous. Alors, que le développement des pôles urbains s’accélère avec les problématiques socio-économiques que cela entraine,  le mini-babyboum que nous vivions depuis l’apparition sur nos chèques de paie de ces quatre lettres : RQAP, s’essouffle. Avec cette tragicomédie en toile de fond, le Québec rural se questionne et questionne l’ensemble du Québec sur le rôle qu’il doit jouer dans cette progression de notre société. L’agriculture étant de moins en moins la raison d’être de nos campagnes, comment occuperons-nous, si reconnue comme pertinente, cette vaste mosaïque de terres et de communautés vivant sans centres d’achats ?

Et, parce qu’occuper un territoire de façon statique ne sert à rien, comment développerons-nous durablement la ruralité québécoise ?

Si pour nous, questionner la pertinence de l’occupation du territoire et particulièrement du milieu rural, ne mérite même pas d’être abordée tellement il s’agit d’un élément intrinsèque aux fondements d’une société. Son développement, lui, nous apparaît être un véritable débat qu’une société doit avoir, un débat rendu encore plus important aujourd’hui par l’état de crise du secteur manufacturier, du secteur de la forêt et comme si il fallait en ajouter, du secteur financier. Complexe parce que touchant des humains, la question du développement rural s’analyse de différents angles. Toutefois, l’aspect économique nous semble transversal étant à la fois moteur et frein aussi bien qu’enjeu d’un « État » dont les coffres sont à sec.

À cet égard, mentionnons que depuis le milieu du 20e siècle et même avant, le développement économique de toutes les régions du Québec s’est fait de la même façon. Créer des emplois, des emplois et encore des emplois manufacturiers pour une population non scolarisée, entre autres pour cause d’accessibilité rapide. Le temps a passé, l’après-guerre, le babyboum et la société de consommation aussi et nous avons poursuivi la création d’emplois, des emplois et encore des emplois manufacturiers. Modernisation oblige, les polyvalentes, les CÉGEP  et l’Université du Québec sont apparus mais, en région, on a continué à créer des emplois, des emplois et encore des emplois manufacturiers. Nos jeunes ruraux sont allés dans ces CÉGEP et ces universités puis ont fait des stages dans la fonction publique, dans des laboratoires privés ou des cabinets d’experts; encore nous courrions après des emplois, des emplois et encore des emplois manufacturiers.

Ces jeunes ruraux, devenus jeunes professionnels, pleins de projets et d’ambition, ont connu l’âme sœur dans un 5 à 7, ont accouché de leur premier enfant à l’hôpital du coin puis soudain, se sont aperçus qu’ils ne voulaient pas élever leur enfant en ville. En campagne, nous avions des emplois, parfois même plusieurs emplois manufacturiers.

Les régions qui ont le mieux réussi dans cette course ont développé une solide base manufacturière, parfois même proposant une certaine valeur ajoutée capable de soutenir une masse critique de contribuables. Par contre, d’autres et c’est la majorité, vivent actuellement dans une sorte de limbe économique. Dans ces communautés, l’illusion manufacturière a provoqué un développement aléatoire, conditionné par la loi du marché, un développement sans cohésion et sans vision qui aujourd’hui brise des vies, des familles.

En d’autres mots, le milieu rural québécois a pris quelques années de retard sur la mutation de l’économie nord-américaine qui inévitablement se tertiarise et tend à devenir une économie du savoir. La question qui se pose donc est à savoir si l’avenir des économies occidentales se trouve dans un rayon de 30 à 50 km des universités ?

À ce chapitre, l’enjeu auquel toute la société québécoise fait face est de rebâtir une économie rurale durable, créatrice de richesse et réellement, stratégiquement, équitablement complémentaire à celle des grands pôles urbains.

(Réflexion tiré du rapport final de l'expérience LaCERE , un laboratoire rurale expérimentant le concept de l'entrepreneuriat salarié, déposé au MAMROT en novembre 2011)


mardi 1 novembre 2011

Mission de prospection à Chicago

Roney Audet, Jean Lavallée, RMV, Jérome Nadeau, Catherine Tadros et Charles Orlowek (absente  Joan Kimball)

Du 10 au 14 octobre dernier, j'ai eu le privilège d'aller rencontrer et visiter plusieurs entreprises de la région de Chicago. La mission visait principalement à faire connaitre le potentiel d'échange intermodal (train-camion) de la région et aussi de faire découvrir les autres opportunités d'affaires de notre MRC. Lors du séjour j'étais accompagné de M. Jean Lavallée de Distribution Upton et de M. Roney Audet de Logistran, deux spécialistes du secteur du transbordement ferroviaire et de la logistique.
Roney et Jean 

Au terme de cette mission de 4 jours qui nous a amené du CN à Kuehne+nagel en passant par la délégation du Québec à Chicago, j'ai la conviction profonde que les échanges effectués porteront fruits à moyen terme.

Un grand merci aux entreprises qui nous ont reçu et un merci particulier aux gens de la délégation du Québec pour leur collaboration.

Pour écouter l'entrevue:
http://www.aumicrophone.com/entrevue/retour-sur-la-mission-economique-a-chicago/

vendredi 28 octobre 2011

Visite de Peter Julian dans la région d'Acton

(Marcel et Mathieu Durand d'Éconofan, Marie-Claude Morin, Peter Julian et RMV)

Le 12 septembre dernier, nous avons eu la visite de M. Peter Julian, député du NPD et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’industrie ainsi que Mme Marie-Claude Morin, député du comté de St-Hyacinthe-Bagot. Lors de leur passage dans la région d'Acton, les deux députés ont visités quelques entreprises dont Air Boss, Fermes BurnBrae et ÉconoFan. Pour ma part, l'occasion était belle d’échanger avec les représentants de l'opposition officielle à Ottawa quant à la vision de leur partie sur différentes questions dont la gestion de l'offre en agriculture et l’imposition d'éventuelles normes restrictives en matière d'émission de GES par les entreprises manufacturières.